samedi 13 février 2016

Krabi, Ao Nang et les plages de Railay


Krabi et sa géologie karstique









La carte






Krabi

L'arrivée depuis l'aéroport

Suite à l'annulation de notre vol de 13:00 et son report à 20:30 le soir, nous atterrissons à l'aéroport de Krabi à 21:50. Petit détail important : nous n'avons pas encore réservé d'hôtel ! :) Notre premier réflexe est de se renseigner pour savoir s'il n'y a pas un hôtel proche de l'aéroport ; l'office de tourisme encore ouvert à cette heure nous fait bien comprendre qu'il n'y a absolument rien aux alentours proches. Nous sortons donc de l'aéroport à la recherche d'un taxi ... en vain. En fait, il suffit de s'adresser au service de taxi présent dans l'aéroport lui même. Les prix sont fixés à l'avance, impossible de se faire arnaquer comme bien souvent : 350 baths pour faire les 15 km qui nous séparent de la ville de Krabi ( et 500 bahts si nous avions voulu atteindre la ville d'Ao Nang un peu plus loin sur la côte) 

Une fois sur zone, nous nous mettons à la recherche d'un pied à terre. Après un peu moins de 15 minutes, nous pouvons enfin souffler. Le hasard  guide du routard nous fait pousser la porte de la CHA Guesthouse, une Guesthouse qui ne paie pas de mine mais dont les gérants sont super accueillants. Inutile de vous dire que Morphée n'a pas attendu très longtemps avant de nous voir lui tomber dans les bras.

La ville de Krabi


Peut on dire (comme Stéphane Plaza) que Krabi est une ville de charme ? Je vous laisse juger sur cette photo prise dans la rue qui longe le fleuve, photo sur laquelle vous pouvez voir que les stands de street food sont en train d'être mis en place.



L'administration de la ville a des meurs étranges. Elle soustraite la maintien des feux rouges aux carrefours à des hommes préhistoriques ! Je n'invente rien, la preuve en image :



En revanche les alentours sont plus que prometteurs.

De l'autre côté de la rive du fleuve Mae Nam Krabi, nous avons le privilège de voir une mangrove ; privilège car ces dernières sont en train malheureusement de disparaître petit à petit de la surface de la planète.



et un peu plus en amont du fleuve un début de paysage karstique se dévoile. Ce paysage est avant-goût des merveilles visuelles qui nous attendent dans cette région.



C'est la nuit que le véritable charme de la ville opère ; la Thaïlande nous propose alors un second visage ; des soirées très animées dans les rues dues en grande partie aux stands de street food qui nourrissent aussi bien les locaux que les touristes comme nous.



Et quel plaisir de déguster un "fruit shake" avec des ananas, bananes, mangues et pastèques locales. 60 bahts pour un jus de fruit frais, qui dit mieux ? Au fait, j'ai une autre question pour vous : Comment s'appelle l'arbre à ananas ? :)





Plages de Railay


Un autre avantage de la ville de Krabi est sa proximité avec les plages de Railay. Seules 45 minutes de bateau à longue queue (en anglais : long-tail boat ; en langage thaï : Ruea Hang Yao) sont nécessaires pour rejoindre ce petit coin de paradis, le tout pour 150 bahts.

Pour trouver l'embarcadère, rien de plus facile, des rabatteurs sont présents aux carrefours stratégiques ;  d'ailleurs depuis la terrasse d'un café dans lequel nous prenons notre petit déjeuner, nous observons leur stratégie. Celle-ci est simple : repérer les touristes le plus tôt possible,  ne pas en laisser un passer sans l'accoster, lui demander où ce dernier se dirige et si par hasard celui-ci souhaite se rendre à Railay, l'accompagner jusqu'au bon bateau.

Le ventre plein et prévenus de ce qui nous attend, nous nous dirigeons vers le fleuve ; un rabatteur est là pour nous "accompagner" jusqu'au quai. Ensuite il n'y a plus qu'à attendre que nous soyons assez nombreux pour larguer les amarres. A ce jeu, nous avons eu de la chance, nous sommes partis sans attendre. Le lendemain nous avons vu des touristes attendre une petite demi-heure.

Le paiement de la traversée .... et son arnaque associée ... se fait en pleine mer : le gérant du bateau tente en effet de nous faire payer l'aller-retour ; ce dernier est d'ailleurs plutôt insistant et certains touristes obtempèrent ! Erreur ! Il n'y a bien évidemment aucune assurance que vous retrouviez le gars à votre retour et vous en serez bon pour payer une nouvelle fois la traversée à votre retour. Quand le gérant nous joue son petit jeu, nous gardons le sourire et ne le payons que pour une simple traversée. 

Carte de Railay


Le site de Railay n'est accessible que par bateau à cause de pitons rocheux qui encerclent les lieux.


Ce site est constitué essentiellement de 3 plages  :

  - La plage de Railay East
  - La plage de Pranang Cave
  - La plage de Railay West

Pour aller de la plage de Railay East à Railay West, seules 5 minutes de marche sont nécessaires. Le sentier vous oblige à marcher dans la zone habitée de l'île, une zone de bungalows et d'hôtels assez dense. 

Entre les plages de Railay East et de Pranang Cave, le chemin est un petit peu plus long mais beaucoup plus sympathique. Vous pouvez admirer le résultat de l'érosion des roches calcaires par l'eau de pluie. En plus, des familles de singe vous entourent pour récupérer toute nourriture ou bouteille que vous possédez.

La plage de Railay East


Mon arrivée à Railay East est un choc : j'avais oublié que la Thaïlande connaît aussi le phénomène de marée. Et la marée basse enlève un petit peu de la magie au site.



Heureusement, la marée haute est présente à notre départ et cela change totalement l'intérêt visuel des lieux :




La plage de Pranang Cave


C'est la plage la plus sauvage des 3 : aucune habitation ! Un plaisir pour les yeux. En plus, en cette fin de matinée nous ne sommes pas trop nombreux à profiter de la beauté des lieux, ce qui est suffisamment rare pour le souligner. 

Faites attention aux long-tail boats qui n'hésitent pas à naviguer pleine balle et avec un bruit de tondeuse infernale au milieu des nageurs. Pendant mon séjour en Thaïlande, je suis en effet tombé sur un article de journal mentionnant qu'un groupe d'une demi douzaines de touristes s'était fait lacéré par les hélices d'un bateau n'ayant pas laissé une distance de sécurité suffisante. 




La plage de Railay West


La plage de Railay West est un autre régal pour les yeux. En revanche en cette deuxième partie de journée, tous les long-tail boats en provenance de Krabi town et d'Ao Nang toute proche ont déjà déversé leur contenu de bipèdes. Et oui, tout le monde a les mêmes idées ! Ça gâche les photos mais ça ne gâche pas notre bonheur d'être là.




Ao Nang

Le tourisme à l'occidental

Ao Nang est un cliché de la ville touristique. Les resorts se succèdent sans fin sur toute la côte et pour cause : la plage est très belle. Une forêt de toute splendeur domine l'océan. Les singes descendent même sur la page le soir pour voir s'ils ne peuvent pas glaner de la nourriture auprès des humains.



Et un des plus grands plaisirs de la journée est la magie des couchers de soleil. Chaque jour à 18:15, j'assiste inlassablement à ce festival de couleur. Je ne suis pas le seul apparemment !




Se rendre à Ao Nang depuis Ko Phi Phi


A Ko Phi Phi, de nombreuses agences de voyages proposent des traversées en ferry pour se rendre à Ao Nang. Mieux vaut faire le tour des agences car les prix vont du simple au double. De notre côté la traversée nous a coûté 250 bahts. Seulement notre ferry ne nous a pas amené jusqu'à Ao Nang mais à Krabi town ; et encore nous n'avons pas débarqué sur le port donnant directement sur le centre ville mais sur le port situé de l'autre côté de la rive, au milieu de la mangrove. Nous avons même eu un doute à savoir s'il fallait quitter le navire ou non. Apparemment la fin du trajet s'effectue en bus ou en taxi.  Et c'est là qu'il ne faut pas se faire arnaquer ! Un bus local est bien présent pour faire gratuitement le trajet jusqu'à Ao Nang. Mais de nombreux chauffeurs de taxis indépendants tentent de vous convaincre de payer leurs services ; voici les arguments que nous avons eu successivement : avec moi, vous arriverez beaucoup plus vite ; le bus ne va pas à votre hôtel ... 

La cerise sur le gâteau ou comme on le dit en Thaïlande,"le litchi sur le gâteau de riz" : l'accueil dans le bus local est déconcertant. Une affiche punaisée derrière le chauffeur est en effet une sorte de prose à la Jean-Claude Van Damme. Je vous laisse admirer :

"We stop at Ao Nang Center. Only if your hotel on the way can let we know we can stop ! Thang you ! ... Move your ass please ! 

Personnellement j'adore le "g" de Thang you et j'adore cette insulte pleine de courtoisie : "Move your ass PLEASE !! Énorme !



Les photos

Toutes les photos sont ici

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